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Crossroads Festival 2017 : l’arène des musiques actuelles > 15/09

16 Sep , 2017  

La Condition Publique de Roubaix se transforme en arène ce week-end. La Brigade d’Intervention Culturelle est, pour la deuxième année consécutive, initiatrice d’un temps de rencontres entre groupes émergents et professionnels de la musique : le Crossroads Festival. A l’image d’évènements tels que les Rencontres Transmusicales de Rennes et le Iceland Airwaves Festival de Reykjavik, l’intérêt, ici, est de valoriser des groupes de la région qui ont pour principale obsession : développer leur réseau et, éventuellement, se faire programmer au-delà de leur région

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Arriver dans l’enceinte de ce complexe multiculturel, qui est déjà grandiose, et se prendre la puissance rageuse des Radical Suckers en pleine tête, a été une entrée en matière plutôt spéciale, mais pas moins gratifiante. Originaire d’Aulnoye-Aymeries, cette formation punk’n roll hardcore nous a délivré un set tellement intense qu’au terme des 30 minutes qu’exige une configuration showcase, la frustration nous a happé.

La régie-son au taquet, il a suffit d’une volteface pour enchainer avec la débâcle doom-stoner des Lumberjack Feedback, qui s’est produit sur la scène juste en face. Avec deux batteries en un espace si réduit, leur set essentiellement instrumental a créé un moment d’une intensité sans nom dans l’espace concert de La Condition Publique. Une pure déflagration sonore ponctuée de hurlements d’un batteur qui semblait ne pouvoir expulser toute son énergie, même en dépit d’un duo final avec son voisin.

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Photo diffusée via le Facebook du festival

Au tour des Cayman Kings, qui ont assuré la perpétuation de leur réputation de musiciens ambitieux, mais Ô combien endiablés. Les cinq nordistes, dont Pierre, leur nouveau bassiste, n’ont pas perdu leur hargne et leur folie scénique sixties. Celles-ci ont été brillamment mise en exergue par la frénésie du guilleret batteur Marvin et les solo rock’n roll de Max d’une part et la tenue uniformisé initiée par le dynamique leader, Tim et l’atypique farfisa organ de Guillermo d’autre part, un instrument qu’il a finalement trainé par terre sans aucune vergogne. Là est l’essence même de l’organ-fuzz-garage de nos lillois : briser la glace sous laquelle le public peut sembler se planquer et tant qu’à faire, y entrainer ses armes de guerre.

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La suite de la soirée prit une tournure surprenante et chaleureuse grâce au live des DYNAMIC BLOCKBUSTERS, originaires de Rennes. Disposés en arc de cercle, pads et cuivres se sont alliés pour façonner une atmosphère hybride dans laquelle des samples de voix ponctuaient les sonorités groovy, funky de ses instruments que l’on ne trouve plus que dans des lieux de puristes. Ce quintet breton nous a donc rappelé le délice que l’on peut provoquer dans l’esprit des gens, ne serait-ce qu’en s’inspirant, sans prétention, vers une époque charnière, révolue mais jamais oubliée.

(Les Dynamic Blockbusters joueront aux Transmusicales de Rennes, début décembre.)

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Crédits à Sandra Farrands

Azur et YOU MAN ont clôturé ce vendredi dans une atmosphère pleine d’allégresse. Un vrai dancefloor décomplexé sous l’hospice de la techno dont le nouveau chevalier d’honneur du genre, Laurent Garnier, aurait regardé avec bienveillance, s’il s’était pointé.

Rendez-vous dès lundi sur la page Facebook du MIND pour le reportage de ce samedi soir !

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