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LP – Cirque Royal (Bruxelles)

17 Avr , 2017  

M.I.N.D. Magazine était déjà présent au Charlatan (Gand) en décembre dernier pour voir LP et, plus que convaincue, l’équipe a remis le couvert hier soir au Cirque Royal. Avec raison ou avec tort…Réponse dans cette chronique !

À voir la file qui se masse sur le trottoir attenant au Cirque Royal, il faut l’avouer, on a déjà un bon début de réponse… Ne soyons pas consensuels : l’ambiance était assez « déplorable » pour Jim and Sam, la première partie qui monte sur scène vers 20h: certains fans de LP jouent le jeu, frappent dans les mains pour un duo qui le mérite, d’autres se contentent de discuter, bavasser, refaire le monde et crier « LP » (sait-on jamais, peut-être n’est-elle pas au courant de son concert ce soir ?). Un comportement et un manque de respect qui se répandent malheureusement de plus en plus dans nos salles… Jim and Sam font le job, des titres entraînants, une  belle présence sur scène et deux belles voix qui s’unissent, il fallait être difficile pour ne pas apprécier cette entrée en matière.

21h30. Moment de vérité. Avait-on raison de revenir ? Une basse puissante ouvre la marche, LP ouvre la bouche, chante les premières notes de « Muddy Waters »: la réponse est toute trouvée. Diablement efficace, entourée de musiciens solides sur lesquels elle peut se poser sans hésiter, LP déroule ses titres durant une heure et demie d’un concert bourré d’énergie. Les morceaux font tous mouches un par un, au point que l’on en attend même pas vraiment « Lost on You », son single, pour être complètement conquis. Elle dégaine tour à tout harmonica, ukulélé et surtout, surtout, son sifflement si caractéristique, véritable instrument dans la bouche de la chanteuse, le tout avec la maestria que l’on avait déjà pu voir à l’œuvre à Gand.

La bonne nouvelle, en plus de ce talent bien sûr, c’est que l’artiste est toujours aussi proche de son public, des mains tendues, des mots échangés, un nombre impressionnant de selfies pris avec plaisir durant « Someday », des questions existentielles aussi « Quelle est la meilleure bière que je pourrais boire ici ? ». Bref, de la bonne humeur du plaisir pris, a priori, tant du côté de l’artiste que du public. On pourrait pinailler, râler, que le concert était un peu court… Mais on serait définitivement de mauvaise foi tant la setlist était de bonne facture : un excellent « Muddy Waters » en ouverture,  « Other People », le sublime « Tokyo Sunrise », le bouillant « No Witness », un envoûtant « Forever For Now », l’ultra-efficace « Lost on You », une reprise osée (et heureusement !) de « Dreams » de Fleetwood Mac avec Lauren Ruth Ward, sa compagne… Un seul mot : courez ! Courez voir LP en live : une énergie fabuleuse, un charisme oscillant entre la nonchalance d’un Bob Dylan et la prestance d’une Florence Welch, un songwriting impeccable et des arrangements finement ciselés… Que demander de plus ?

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