Main Square 2017 Jour 2

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Main Square Festival – Jour 2 – Samedi 1er juillet 2017

9 Juil , 2017  

Samedi, les concerts commencent plus tôt, la programmation laisse Steph et moi-même mitigés mais nous sommes contents d’assister aux lives de Cage Of The Elephant, Xavier Rudd et Jain… et pas à l’abri de nouvelles surprises agréables !

JUNE BUG sur la Green Room ouvre les festivités de ce samedi 1er juillet. June est auteur, interprète et guitariste et le projet solo est finalement devenu un groupe avec Béryl, Florent et Nicolas. En pleine préparation de leur premier album, le quatuor est souriant, énergique mais l’ensemble manque cruellement d’ampleur. Le tout sonne assez banal à mes oreilles. Mes nièces avaient rencontré ce groupe lors du concours pour le tremplin du MSF, « dans une salle intimiste, cela rend mieux », m’affirment-elles.

 

Je les laisse pour partir sur le Main Stage, découvrir THE G, un groupe composé de deux jeunes corses qui a remplacé au pied levé Kaleo. Fiu, 17 ans, à la batterie Catwoman (ça commence bien) et Luigi, 14 ans, à la guitare et à la voix surprenante… Les deux jeunes frères promettent un rock très 70’s. Voici la belle surprise de la journée ! Je suis complètement étonnée de la voix très rock et cassée de Luigi et de ses riffs entraînants. Le duo a une énergie folle, c’est intense pendant tout le show. Les frères mettent des masques Avengers et joue avec la foule entraînée par tant de dynamisme. Pour faire jumper les festivaliers à 16h c’était une mission… totalement accomplie !

 

Le son intense de The G couvre celui de WALKING ON CARS sur la Green Room à 16h15… L’indie pop des cinq irlandais n’arrive pas à chasser le rock puissant du duo précédent pendant le show et ce, malgré une énergie certaine du chanteur à capuche,  Patrick Sheehy. WALKING ON CARS ont cependant beaucoup de fans qui entonnent les titres de l’album « Everything This Way » (2016) pendant le live.

 

Mené par Jérôme Amandi, un bordelais multi-instrumentaliste qui s’inspire de la musique américaine, TALISCO est connu depuis 2013 avec son célèbre titre « Your Wish ». Depuis le premier EP, deux albums sont au compteur et un nouveau tube « The keys ». Nous sommes présents pour accueillir son pop/rock/folk sur le Main Stage. Nous découvrons, le dernier album, sorti en 2017, « Capitol Vision » bien connu déjà par les fans. Les jeunes femmes grimpent sur les épaules de leurs copains, les filles crient quand Jérôme Amandi s’adresse à la foule : « Vue d’ici, c’est impressionnant, j’aimerais que chacun d’entre vous passe juste là ! ».

 

La Citadelle se remplit de plus en plus « Pour quel groupe êtes-vous venus aujourd’hui ? » « Pour tout le festoch !!! » me répondent un groupe de jeunes femmes. La bonne humeur, l’amour de la musique et la fête sont toujours présents à Arras !


Je me dirige cependant vers la Green Room pour assister au live de XAVIER RUDD, l’australien sexy au didgeridoo. Cet auteur compositeur engagé pour de multiples causes maîtrise beaucoup d’instruments sur des sons reggae, blues, folk/rock, word. Alors, certes, ça dénote un peu, je suis assise au bar metal pour l’écouter… Mais règne sur toute la Green Room une atmosphère planante et sereine. XAVIER RUDD pieds nus, livre aux festivaliers des messages de paix, un mec avec une couronne de fleurs passe devant moi… Je suis transportée.

 

C’est le cœur léger que nous rejoignons les cinq membres de CAGE THE ELEPHANT sur le Main Stage à 18h30. Matt, le chanteur charismatique danse sans cesse, c’est une bête de scène qui sait l’occuper tout le show. Le dernier album, moins funk & blues et plus rock (produit par Dan Auerbach des Black Keys) nous plaît beaucoup et a reçu un Grammy Award du meilleur album rock en 2017. Sur scène, le son rock’n’roll,  intense et entraînant ne peut que mettre en liesse la foule qui danse, crie, jumpe, slame. Le soleil est présent, un petit goût de Woodstock se fait sentir. CAGE THE ELEPHANT entame l’excellent son garage rock de « Cold, Cold, Cold », des parents amènent en sautillant leur fils danser dans le public. Le groupe finit son show décoiffant par « La vie en rose », version rock, c’est sublime.

 

Il aurait mérité aussi sa place sur le Main Stage, RAG’N’BONE MAN, s’est produit lors de ce deuxième jour sur la Green Room. La petite scène était blindée, les jeunes femmes et ados se bousculaient pour rencontrer le chanteur anglais, aide-soignant  mais à la notoriété mondiale depuis peu. Son timbre, grave et juste, fait vibrer la foule venue pour l’acclamer. Chaque personne semble conquise lors de sa prestation sur « Human ».  Un show qui n’est pas notre « cup of tea » mais qui a soulevé le cœur de beaucoup de festivaliers.

 

Nous avons hâte de vivre le show de JAIN à 20h sur le Main Stage ! Jeanne Galice est auteur, compositeur et interprète. Le premier album de JAIN , « Zanaka »,  sorti en 2015 mélange la pop, l’électro et le reggae. On comprend cette melting pop parce que dès son plus jeune âge, elle parcourt le monde avec son père. Ses voyages influencent sa musique. Yodélice la découvre et l’aide à se lancer. Sur le Main Stage, certains festivaliers sont habillés en tenue africaine.  Cette année, que de costumes différents dans la foule ! Un rythme africain annonce l’arrivée de la jeune chanteuse en combi short noir, la foule assise sous les arbres se lève et se met à danser, les bras en l’air. Elle explique que cela fait deux ans qu’elle est en tournée et que cette dernière se termine en août. Les musiciens arrivent ensuite sur scène, le groupe met tout de suite l’ambiance. Je croise une amie d’enfance avec un turban africain « Je te laisse, faut que je sois là-bas pour « Makeba ». La jeune toulonnaise sait convaincre tout le monde par sa gentillesse et ses tubes entraînants et joyeux. JAIN monte même dans une bulle géante qui sera portée par les festivaliers ravis, amusés et dynamisés. Quelle générosité !

 

La Green Room accueille ensuite VALD (abréviation pour Valentin Le Du), le rappeur français qui s’inspire des films d’horreur, de la pornographie et des théories complotistes. Il se dit également influencé par Raymond Devos et la science du burlesque et de l’absurde.  Nous n’avons pas adhéré au show du jeune rappeur français mais il n’a pas menti sur l’absurde et la vulgarité. En effet, il a fait un monologue d’un quart d’heure sur les brocolis… On n’a pas trop compris. Tout cela ponctué par moultes gros mots et insultes sur le public. Beaucoup de jeunes et moins jeunes cependant savaient les paroles des titres par cœur et étaient à fond sur la pelouse. C’est certain, il y en avait pour toute la planète aujourd’hui !

 

Bref, on préfère les provoquants de DIE ANTWORD sur le Main Stage. Ce groupe sud-africain inclassable est un mélange entre du rap alternatif, de la rave culture et du « zef » (trash, tradition et modernité). DIE ANTWORD est composé de Ninja (Watkin Tudor Jones), de Yo-Landi Vi$$er (Anri Du Toit) ainsi que de DJ Hi-Tek (Justin DeNobrega) et existe depuis 2010.Yo-Landi et Ninja ont aussi joué également dans un film de science-fiction en 2015 avec un petit robot qui peut réfléchir par lui-même. En 2016, le dernier album « Mount Ninji And Da Time Nice Kid » connaît beaucoup de succès et cela ne nous surprend pas du tout de voir le Main Stage se remplir. La petite chapelle est encore remuée pour cette édition du MSF : Les corps se sont entremêlés plus que jamais, et on a vu les fesses de Ninja plusieurs fois ! Yo-Landi a une voix de dessin-animé manga, qui peut parfois agacer mais, au final, faire souvent rire. C’est du théâtre complètement barré, c’est fou et régressif et archaïque mais c’est libérateur.

 

Les festivaliers ne savent plus où donner de la tête… et des jambes car la Green Room devient un énorme dancefloor ! KUNGS offre un show électro décapant avec son premier album « Players » (2016). KUNGS c’est Valentin, il n’a que 20 ans et assure pendant une heure entière, grâce à son enthousiasme, ses plus gros tubes et certaines reprises, notamment de Disclosure.

 

La tête d’affiche du samedi c’est MAJOR LAZER à 23h25, alors on court sur le Main stage ! Le groupe est habitué des festivals mais c’est la première année qu’il fait honneur au MSF. On attend avec impatience le live mêlant les sonorités hip-hop, électro, jungle et reggae. Au niveau artistique, le show est spectaculaire, généreux, on a des cotillons, une grosse boule pour aller sur le public, beaucoup d’effets de lumières et des danseuses ! Diplo est un DJ de talent qui a su tenir le festivalier dansant notamment pendant le tube phare : « Lean on ». Personnellement, je trouvais qu’il manquait un peu de substance et même d’instruments (oui, je sais, ce sont des DJs…), bref il manquait la profondeur. Peut-être parce qu’ils sont généralement en featuring avec d’autres artistes ?

 

Cette folle journée se termine sur le Green Room avec DIRTYPHONICS, le trio français de musique électro connu internationalement.

 

Le rythme puissant des basses nous accompagnera jusqu’à chez nous. On est fatigué mais joyeux parce que, vous l’aurez compris, cette journée était placée sous le signe de la danse et de la jeunesse.

Report: E. Notelet
© Photos: Stéphane Mesnier

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